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Philosophie - Ouest

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Information(s)

Où et quand ?

SAINT-PAUL, Lycée Hôtelier La Renaissance

Les samedis de 9H00 à 11H00

Novembre : 13, 20 27

Décembre : 4, 11

 

Le Professeur :

 

Stéphane GOMBAUD, Agrégé de Philosophie en Classe préparatoire à Saint-Denis

 

Deux sujets :

"Sommes-nous responsables de l'avenir ?"

"Savoir, est-ce ne rien croire ?"

 

Puis un troisième sujet, au choix :

"L'inconscient échappe-t-il à toute forme de connaissance ?"

"Est-il toujours injuste de désobéir aux lois ?"

"Discuter, est-ce renoncer à la violence ?"

"La technique nous libère-t-elle de la nature ?"

 

Et enfin, deux explications de texte :

1er texte :

    Chaque peuple a sa morale qui est déterminée par les conditions dans lesquelles il vit. On ne peut donc lui en inculquer une autre, si élevée qu'elle soit, sans le désorganiser, et de tels troubles ne peuvent pas ne pas être douloureusement ressentis par les particuliers. Mais la morale de chaque société, prise en elle-même, ne comporte-t-elle pas un développement indéfini des vertus qu'elle recommande ? Nullement. Agir moralement, c'est faire son devoir, et tout devoir est fini. Il est limité par les autres devoirs ; on ne peut se donner trop complètement à autrui sans s'abandonner soi-même ; on ne peut développer à l'excès sa personnalité sans tomber dans l'égoïsme. D'autre part, l'ensemble de nos devoirs est lui-même limité par les autres exigences de notre nature. S'il est nécessaire que certaines formes de la conduite soient soumises à cette réglementation impérative qui est caractéristique de la moralité, il en est d'autres, au contraire, qui y sont naturellement réfractaires et qui pourtant sont essentielles. La morale ne peut régenter outre mesure les fonctions industrielles, commerciales, etc., sans les paralyser, et cependant elles sont vitales ; ainsi, considérer la richesse comme immorale n'est pas une erreur moins funeste que de voir dans la richesse le bien par excellence. Il peut donc y avoir des excès de morale, dont la morale, d'ailleurs, est la première à souffrir ; car, comme elle a pour objet immédiat de régler notre vie temporelle, elle ne peut nous en détourner sans tarir elle-même la matière à laquelle elle s'applique.
DURKHEIM, De la Division du travail social (1893)

2è texte :

    Si au moins nous pouvions découvrir chez nous ou chez nos semblables une activité apparentée d’une manière ou d’une autre à ce que fait le poète ! L’investigation de celle-ci nous permettrait d’espérer acquérir un premier éclaircissement sur l’activité créatrice du poète. Et effectivement, une telle perspective existe – les poètes eux-mêmes d’ailleurs aiment à réduire l’écart entre leur particularité et l’essence humaine en général ; ils nous assurent si fréquemment qu’en tout homme se cache un poète et que le dernier poète ne mourra qu’avec le dernier homme.
    Ne devrions-nous pas chercher déjà chez l’enfant les premières traces d’une activité poétique ? L’occupation la plus chère et la plus intense de l’enfant est le jeu. Peut-être sommes-nous en droit de dire : tout enfant qui joue se comporte comme un poète en tant qu’il se crée son propre monde ou, pour parler plus exactement, transporte les choses de son monde dans un ordre nouveau à sa convenance. Ce serait un tort de croire qu’il ne prend pas ce monde au sérieux, au contraire, il prend son jeu très au sérieux, il s’y investit beaucoup affectivement. Le contraire du jeu n’est pas le sérieux, mais la réalité. En dépit de son investissement affectif, l’enfant distingue fort bien son monde de jeu de la réalité, et il étaye1 volontiers les objets et les circonstances qu’il a imaginés sur des choses palpables et visibles du monde réel. Rien d’autre que cet étayage ne distingue encore l’« activité de jeu » de l’enfant de l’« activité imaginaire ».
    Or le poète fait la même chose que l’enfant qui joue ; il crée un monde imaginaire qu’il prend très au sérieux, c’est-à-dire qu’il l’investit affectivement tout en le séparant strictement de la réalité.
FREUD, Le poète et l’activité de fantaisie (1907)
note 1« étayer» : appuyer, faire reposer

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